N’êtes-vous pas découragé des abus des dentistes Canadiens qui vous manipulent par la culpabilité en vous disant le plus grand mensonge « que votre santé dentaire n’a pas de prix » et ainsi se permettre de vous donner des devis astronomiques ?
Ou pire, quand d’autres vous font peur en vous disant qu’il est dangereux d’aller à l’étranger et ainsi vous empêcher de comparer librement l’existence de nouveaux choix ?
En vérité, les intentions des dentistes Canadiens n’est pas votre bien-être ni votre liberté, mais bien la peur de perdre des clients payants, n’est-ce pas ?
Pourtant, à chaque année, des milliers de Canadiens à la retraite ou en fin de carrière font une croix sur leur clinique dentaire habituelle et prennent l’avion vers Bogotá, Medellín ou surtout Cartagena, au bord de la mer des Caraïbes.
Ce n’est pas un caprice de voyageur, mais bien le résultat d’un calcul économique simple, d’un système de couverture canadien incomplet pour les grands traitements dentaires et d’une industrie colombienne qui s’est professionnalisée au point d’attirer des patients du monde entier.
Peut-être que la question appropriée n’est pas pourquoi aller en Colombie pour vos soins dentaires importants, mais bien pourquoi continuer d’utiliser les dentistes Canadiens qui vous coûtent 3 à 4 fois plus chers pour la même qualité et attendre des mois pour recevoir vos soins.
Vous n’êtes pas obligé de décider aujourd’hui, mais vous avez le droit de comparer intelligemment avec la Colombie.
Des coûts qui frappent les gens de 60 ans et plus
Le problème ne commence pas à la retraite, mais il devient particulièrement aigu à ce moment de la vie quand beaucoup de Canadiens perdent leur assurance dentaire collective en quittant le marché du travail, au moment précis où les besoins de traitements importants s’accumulent après des décennies d’usure normale.
Le Régime Canadien de Soins Dentaires (RCSD), mis en place par le gouvernement fédéral pour les ménages à revenu modeste ou moyen sans assurance privée, a certes élargi l’accès aux soins de base.
Cependant, il ne couvre pas, ou seulement partiellement, les traitements lourds comme les implants complets, les prothèses sur implants (All-on-4/6) ou les réhabilitations buccales majeures, qui restent parmi les dépenses de santé les plus élevées à assumer de sa poche au pays.
Pour un couple retraité avec un revenu fixe, un devis de 35000 à 60000 $ canadiens pour refaire une bouche entière peut représenter plusieurs années d’économies ou tout simplement s’endetter pour le restant de sa vie.
Une industrie du tourisme dentaire déjà bien installée
La Colombie n’a pas improvisé sa place sur ce marché. Le pays reçoit aujourd’hui plus de 50000 patients internationaux par année uniquement pour des soins dentaires, une masse critique qui a permis l’émergence de cliniques haut de gamme concentrées dans quelques villes.
Cartagena, sur la côte caraïbe, mise sur la combinaison soins et vacances avec un climat tropical à l’année, quartiers historiques classés à l’UNESCO et une infrastructure touristique déjà rodée pour les visiteurs nord-américains, ce qui en fait une destination prisée des retraités qui veulent conjuguer convalescence et dépaysement.
L’écart de prix est immense
Les plateformes spécialisées en tourisme dentaire rapportent des écarts de prix considérables entre la Colombie et le Canada pour les procédures les plus courantes chez les retraités. Par exemple en 2026 :
- Couronne en zircone : Colombie 500 $ – Canada 2200 $
- Facette dentaire Emax : Colombie 550 $ – Canada 2000 $
- Implant dentaire : Colombie 850 $ – Canada 2500 $
- All-on-4 (par arcade) : Colombie 6500 $ – Canada 32000 $
- Traitement de canal : Colombie 200 $ – Canada 1500 $
Ces chiffres varient beaucoup selon la clinique, la ville et la complexité du dossier, mais l’écart généralement cité par les patients et les intermédiaires en tourisme dentaire se situe entre 70 % et 80 % d’économie par rapport aux tarifs facturés au Canada, même en ajoutant billet d’avion, hébergement et accompagnement sur place.
Le facteur fiscal
Un argument revient souvent dans les témoignages de retraités : les frais dentaires payés à l’étranger à un praticien légalement autorisé à exercer peuvent, dans certaines conditions, être admissibles au crédit d’impôt pour frais médicaux dans la déclaration de revenus fédérale et provinciale.
Ce crédit existe bel et bien au Canada et s’applique en principe indépendamment du pays où les soins sont reçus, à condition de conserver les pièces justificatives appropriées.
Cela dit, les règles précises (seuils de revenu, pourcentage effectivement remboursé, documents exigés par l’Agence du Revenu du Canada et par Revenu Québec) varient selon la situation de chaque personne.
En règle général, le remboursement d’impôts est de 35 % (15 % au fédéral et 20 % au provincial).
Ce que les retraités disent vouloir éviter
Au-delà du prix, les motivations recoupent souvent trois frustrations vécues au Canada.
Les délais d’attente : Obtenir un rendez-vous avec un spécialiste, puis planifier un traitement en plusieurs étapes, peut s’étirer sur des mois. À Cartagena en Colombie, les cliniques orientées vers le tourisme dentaire organisent volontairement les traitements pour les condenser sur un séjour de une à deux semaines.
Le renoncement aux soins : Faute de moyens, plusieurs retraités repoussent des traitements pendant des années, ce qui aggrave les infections, la perte de dents et, souvent, l’isolement social lié à la gêne de sourire ou de manger en public.
Le sentiment d’être seul face au système : Les patients qui voyagent apprécient particulièrement les services d’accompagnement (transport, traduction, suivi) offerts par certaines agences et cliniques, qui atténuent le stress de recevoir des soins majeurs loin de son réseau habituel.
Les risques réels à ne pas minimiser
Le tourisme dentaire n’est pas sans inconvénients.
Le suivi post-traitement est plus difficile : Une complication qui survient après le retour au Canada comme une infection, le rejet d’implant ou un ajustement nécessaire implique soit un nouveau voyage, soit de trouver un dentiste local prêt à reprendre un dossier commencé ailleurs, ce que certains refusent.
La qualité varie énormément d’une clinique à l’autre : L’absence d’un ordre professionnel unique et reconnu à l’international pour encadrer ces établissements oblige les patients à faire eux-mêmes leurs vérifications comme les accréditations, avis vérifiés, portfolio de cas similaires, matériaux utilisés.
Les assurances voyage classiques : Ils ne couvrent généralement pas les complications liées à une chirurgie planifiée à l’étranger. Une assurance spécifique au tourisme médical, si elle existe pour le cas visé, mérite d’être étudiée avant le départ.
Le repos post-opératoire : Dans un contexte de vacances, il peut être tentant à écourter (excursions, plage, alcool) alors que la guérison, notamment après des implants, exige des précautions strictes.
Comment les retraités se préparent généralement ?
Les patients qui rapportent une expérience positive suivent un schéma assez constant.
- Une évaluation à distance (radiographies, photos, parfois scan 3D) avant de réserver le voyage, pour éviter les mauvaises surprises sur place.
- Un devis détaillé et écrit, procédure par procédure, plutôt qu’un prix global flou.
- La vérification des diplômes et accréditations du dentiste et de la clinique, idéalement recoupée avec des avis indépendants.
- Un séjour dont la durée correspond réellement au protocole de traitement (les implants, par exemple, nécessitent souvent plusieurs visites espacées dans le temps, pas un aller-retour unique).
- Un plan clair pour le suivi une fois de retour au Canada, avec un dentiste local informé du dossier.
Vous n’êtes pas obligé de décider aujourd’hui, mais vous avez le droit de comparer intelligemment avec la Colombie.
